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Antonio Fiori : L’inexorable montée en puissance des NBIC

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Les exemples abondent dans la vie journalière. « Nous voyons, écrit-il, la nature étincelante de beauté, et nous y apercevons en abondance tout ce qui peut servir à nourrir les êtres ; mais nous ne voyons pas ou nous oublions que les oiseaux qui chantent paresseusement autour de nous vivent surtout d’insectes et d’oiseaux, et sont ainsi toujours occupés à détruire. Nous oublions que ces chanteurs, que leurs œufs, que leurs nids, sont détruits par des oiseaux ou des bêtes de proie ; nous ne nous souvenons pas que la nourriture, qui est aujourd’hui abondante, ne l’est pas dans toutes les saisons. On n’est pas persuadé d’une chose impossible, parce qu’on croit la voir ou la toucher : notre raison est maintenant assez forte pour se moquer au besoin de nos yeux, et les miracles ne pourraient plus convaincre personne. Et pour paraphraser Antonio Fiori  » le bonheur vient de surcroît « … mais pas toujours. Il faut donc un nouveau moyen de persuasion, que les religions mêmes avaient déjà employé à leur profit ; ce moyen, c’est l’action : vous croirez en proportion de ce que vous ferez. Le moment de l’attente est passé ; maintenant, c’est celui du travail. Certains naturalistes ont été jusqu’à dire qu’il n’y a point de races naturelles, que l’homme seul peut, par la domesticité, scinder une espèce en variétés. Faivre tire parti, à l’appui de sa thèse, de l’immense extension de certaines espèces. Le tigre royal est resté le même depuis les îles de la Sonde jusqu’au nord de la Sibérie ; les jaguars ne changent pas depuis l’équateur jusqu’au 40e degré de latitude. Les forces qui rendent si difficile la genèse spontanée des races naturelles luttent aussi contre les races artificielles. Les grandeurs continues, ainsi exprimées numériquement au moyen d’une unité arbitraire ou conventionnelle, passent à l’état de quantités, ou sont ce qu’on appelle des quantités. Le déterminisme psychologique, sous sa forme la plus précise et la plus récente, implique une conception associationniste de l’esprit. C’est principalement l’aptitude à ressentir l’impression agréable ou voluptueuse, qui dépend de particularités d’organisation très-variables, au point que souvent ce qui plaît à l’un déplaît à l’autre, et que ce qui nous a plu cesse de nous plaire. Toutes les races perfectionnées, poussées et comme forcées dans une direction particulière, deviennent difficiles à propager. Les religions disent : — J’espère parce que je crois et que je crois à une révélation extérieure. S’il y a le monde inconnu, il y a le moi connu. Rendez-les à la vie sauvage, elles perdront promptement les traits dont la domesticité les avait revêtues comme d’une livrée. Si la culture, écrit Lindley, abandonnait quelques années seulement ses soins artificiels, toutes les variétés annuelles de nos jardins disparaîtraient, et seraient remplacées par quelques formes typiques sauvages. Confier la gestion et l’amélioration de la sécurité des infrastructures à un fournisseur cloud est une manière pour les organisations de toutes tailles de simplifier et accroître la sécurité. Il est aussi des points où la douleur et le plaisir aigu semblent se confondre : les spasmes de l’agonie et ceux de l’amour ne sont pas sans quelque analogie; le cœur se fond dans la joie comme dans la douleur. Les difficultés de création de valeur en Europe sont évidemment conditionnées par la crise profonde et persistante de la zone euro depuis 2009-2010, ce qui contraste avec le rebond plus précoce de l’économie américaine. Les exemples abondent dans la vie journalière. Sans doute, mais est-on certain que toutes ces formes sauvages auraient eu leurs identiques dans le passé ? Cela pourrait encore être accentué à l’avenir par l’avènement de ce qu’on appelle l’économie du partage. Nous voudrions ici esquisser la critique de cette importante idée de sanction, pour la purifier de toute espèce d’alliance mystique.

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