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Jean-Thomas Trojani : Pourquoi un encadrement réglementaire?

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Il semblerait que nul n’ait tiré les enseignements de la crise des subprimes : pas plus les privés que les banques et même les États qui, ayant évacué la catastrophe immobilière US des années 2007 et 2008, participent tous aujourd’hui à gonfler une nouvelle bulle dont l’ampleur semble même dépasser la précédente. C’est grâce à son action multiforme et continue que l’incohérence de l’état actuel présente une apparence de cohésion. C’est là le « premier » ; tout le reste, qui y est relatif et en dépend, est secondaire. L’avantage de celle-ci, c’est d’indiquer nettement l’existence d’un rapport qui ne tient pas à notre manière de juger et d’apprécier, variable d’un individu à l’autre, mais qui subsiste entre les choses mêmes : rapport que la nature maintient et que l’observation manifeste lorsque les épreuves se répètent assez pour compenser les uns par les autres tous les effets dus à des causes fortuites et irrégulières, et pour mettre au contraire en évidence la part d’influence, si petite qu’elle soit, des causes régulières et constantes, comme cela arrive sans cesse dans l’ordre des phénomènes naturels e Et il a été élu ! D’où la possibilité de la science, qui devra toute son efficacité à sa relativité, et l’impossibilité de la métaphysique, puisque celle-ci ne trouvera plus rien à faire qu’à parodier, sur des fantômes de choses, le travail d’arrangement conceptuel que la science poursuit sérieusement sur des rapports. Il y a ensuite sa façon de « raconter » ses thèses. De telles considérations appliquées à une question comme la vente des poisons, peuvent nous aider à décider lesquels des divers modes possibles de règlements sont ou ne sont pas contraires au principe. Nul psychologue, en effet, n’abordera l’étude de la perception extérieure sans poser la possibilité au moins d’un monde matériel, c’est-à-dire, au fond, la perception virtuelle de toutes choses. Cela ne signifie point, ainsi que pourraient le croire des personnes arriérées, que le sol de la France doit appartenir à tous les habitants du pays ; une telle pensée est loin de l’esprit généreux des Nationalistes. En un mot, les hommes travaillent les uns pour les autres. En effet, que les flambées immobilières ne nous induisent pas en erreur car, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, les multiples aides en faveur de l’accession à la propriété n’ont été que la manière la plus facile pour les banques et pour l’Etat de créer des capitaux afin de nous donner une illusion de confort matériel et, ce, à mesure que nos salaires pour leur part étaient en plein déclin. On peut donc conclure que sur le long terme, seule la rationalisation de la dépense publique, tant au niveau de l’Etat que des collectivités territoriales, semble être de nature à améliorer les grands agrégats macro-économiques et le bien être collectif. Toutes les difficultés du problème, et le problème lui-même, naissent de ce qu’on veut trouver à la durée les mêmes attributs qu’à l’étendue, interpréter une succession par une simultanéité, et rendre l’idée de liberté dans une langue où elle est évidemment intraduisible. Une priorité quand on sait que l’article 1 de la loi du 14 juin impose l’organisation de la solidarité dans le cadre de la couverture santé d’entreprise (action sociale, droits non contributifs…) et la portabilité jusqu’à 12 mois, à titre gratuit, pour le salarié licencié bénéficiant de l’allocation chômage. Mais en même temps je suis témoin de ceci : à mesure que le mal se développe, les gouvernements cherchent le remède dans de nouveaux troubles apportés à l’action de ces lois ; les théoriciens leur reprochent de ne pas les troubler assez. Une philosophie qui construit ou complète la réalité avec de pures idées ne fera donc que substituer ou adjoindre, à l’ensemble de nos perceptions concrètes, telle ou telle d’entre elles élaborée, amincie, subtilisée, convertie par là en idée abstraite et générale. Certes, cela profitera aux partenaires commerciaux de l’Allemagne dont le coût de la main d’œuvre est plus élevé dans certaines industries comme l’agroalimentaire. Nous ne blâmons pas les médecins pour avoir omis de prédire l’ensemble de nos maladies. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois  » Quand les maîtres de l’Empire déraisonnent, les hommes du peuple dépérissent ». En effet, les taux sont aussi trop faibles aux États-Unis, à la lumière de ces fondamentaux. Enfin c’est transporter à la course même de la flèche tout ce qui peut se dire de l’intervalle qu’elle a parcouru, c’est-à-dire admettre a priori cette absurdité que le mouvement coïncide avec l’immobile.

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